Appétit fauve

Vadrouille #3 – Bistrot parisien sauvage

Qu’ont les loups, les ogres et les lions de plus que nous ? Qu’ont-ils qui puisse justifier qu’ils aient un estomac plus impatient que celui des humains ? Pourquoi l’intensité de la faim dépendrait-elle prioritairement d’instincts primaires et bestiaux ? Je vous jure que quand notre gros intestin (c’est le gros intestin ???) crie famine et se tord dans tous les sens à grands renforts de bruits inconvenants et tonitruants, nous pouvons être aussi désagréables et irascibles qu’un tigre dans une jungle touchée par l’extinction de toute proie à se mettre sous la dent. Doit-on pour autant perdre tous nos qualificatifs de personnes sensées et sensiblement douées de raison ? Doit-on obligatoirement nous transformer en Fauves ?

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Alors pourquoi pas ? Si pour ce faire nous pouvons venir nous affaler (délicatement et avec la grâce naturelle qui nous caractérise) dans les fauteuils colorés de l’angle des rues Quinet et du Départ, nous votons pour un oui franc et massif. Avec nos griffes acérées et nos canines pointues, nous sommes prêtes à pénétrer dans les feuillages du néo-bistrot qui défraie les chroniques parisiennes pour y dévorer les bêtes imprudentes qui oseraient nous couper la route. Les Fauves, c’est ceux qui travaillent ici mais aussi ceux qui viennent s’y restaurer. Tous les jours, du matin jusqu’au soir, pour un petit-déjeuner, un déjeuner, un apéro à partager en meute, un dîner, yeux dans les yeux avec une jolie gazelle, un brunch, un lunch, un crunch pour les zébus anglo-amateurs, Cassandra (unique lionne dans ce repère de testostérone), Martin et Guillaume vous reçoivent dans leur savane. Eliot, responsable de l’abreuvoir, peut aussi vous enivrer sous ses rasades de saké parfumé car il shake comme personne. Planqués dans les taillis, Ludo et Rémi cuisinent leurs proies avec amour des produits qu’ils combinent brillamment. Lionel et David, respectueusement, panda et zèbre, se sont entourés de toute cette faune pour ravir leurs congénères au pied du grand baobab Montparnasse.

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Du cochon, des pintades, du boeuf cru, hâché ou grillé à la braise, les carnivores s’en donnent à coeur joie, les pêcheurs (dans tous les sens du terme) aussi.
Et saviez-vous qu’il existe des fauves amateurs de quinoa ? Force est de constater que le chef des félins a la générosité d’élargir ses propositions à nos amis végétariens avec des salades ou des rolls à partager. Sa carte ne s’embarrasse pas de descriptions dithyrambiques et autres qualificatifs pompeux, elle dissèque à coups de hashtags ce qui va atterrir dans vos auges. #pomme#coriandre#faim#déliceabsolu#babinesléchées#couleurs#saveurs#jjcontentes
Et les auges sont d’ailleurs de très bon goût, il est délicat ce gros chat.

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Poisson, viande bien saignante et tartare (carrément bleu foncé celui-là !), il n’est absolument rien resté dans le fond de porcelaine de nos assiettes. Nous nous sommes retenues de les lécher, poussant le vice jusqu’à tremper les frites fraiches maison dans le jeune d’oeuf coulant, nous ne sommes pas des bêtes. Mais nous avons trouvé encore quelques ressources mandibulaires pour croquer à pleines dents dans les délicieux desserts de Mody. Tarte au citron meringuée et cheesecake parfumé au citron vert n’ont pas fait long feu. On vous avait dit qu’il n’y avait pas que les bestioles qui pouvaient s’en mettre plein la panse. Nous avons des capacités stomacales qui peuvent s’avérer remarquables, figurez-vous.

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Et qu’est-ce qu’on boit après les cocktails de maître Eliot, dit le lionceau, qui peut pousser un Cri des Fauves à s’en relever la nuit ? Du pinard pardi ! Parce que la mare c’est bien joli, on peut se rouler dedans, mais la vase ça crisse sous les dents et on préfère le raisin.

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Si des autruches bien droites et joliment vêtues de tutus plantureux ont pénétré dans la jungle, d’hilares hyènes repues en sont ressorties quelques heures après. Elles peuvent parfois avoir mauvaise réputation, les hyènes, mais elles savent s’amuser. Et puis connaissent bien les bons coins à gibier…

 

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Les Fauves
33, bd. Edgar Quinet, 75014 Paris
Tél. +33 1 72 38 58 92
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Ouvert tous les jours 7h-minuit
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Cet article vous a été concocté par le blog JJSphere :
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